Logo

    Emotion Side Story

    La famille Emotion Side Story s'agrandit avec l'arrivée d'un beau bébé : Thérapirama 🎬 + 📚 = 🌟 🎧 Le podcast qui te parle films, livres et bien-être (peut-être)
    fr22 Episodes

    People also ask

    What is the main theme of the podcast?
    Who are some of the popular guests the podcast?
    Were there any controversial topics discussed in the podcast?
    Were any current trending topics addressed in the podcast?
    What popular books were mentioned in the podcast?

    Episodes (22)

    Bonus 6 - Douglas Sirk - L'arc-en-ciel noir

    Bonus 6 - Douglas Sirk - L'arc-en-ciel noir

    🌈 Douglas Sirk, cinéaste tourmenté et génie des couleurs, est reconnu comme le "maître du mélodrame flamboyant".


    💥Ses oeuvres nous renvoient aux tourments et aux dilemmes qui nous traversent tous face à l'adversité, sans jamais tomber dans le sentimentalisme ou les larmes faciles.


    🎨Les films qu’il a réalisés en Technicolor, sont de véritables poèmes visuels où chaque plan, chaque composition nous envoient des messages symboliques sur la vérité de l’oeuvre et des personnages.


    🎥 Qu’est ce qui définit le style “Sirk”? Et en quoi sa vie personnelle a imprégné son oeuvre?


    CREDITS:

    Extraits films:

    There’s always tomorrow, Douglas Sirk, 1956

    A Time to Love and a Time to Die, Douglas Sirk, 1958

    Imitation of Life, Douglas Sirk, 1959

    All that Heaven Allows, Douglas Sirk, 1955


    Extrait Interview Douglas Sirk, BBC, 1979


    Bonus 5 - Val Lewton - Quand le fantastique devient poétique

    Bonus 5 - Val Lewton - Quand le fantastique devient poétique

    Val Lewton, producteur poète et visionnaire, a révolutionné le cinéma d'horreur en produisant seulement 11 films.👻🎬

    Son style unique se fonde sur une esthétique de la suggestion et une poésie empreinte de symbolisme. 📚💫

    En s’entourant de talents comme les cinéastes Jacques Tourneur ou Robert Wise, Val Lewton a réussi à faire de l’unité B des studios RKO une machine à succès avec des chefs-d'œuvre du fantastique comme Cat People( La Féline), I Walked with a Zombie (Vaudou) et The Leopard Man (Lhomme-léopard) 😺🧟‍♀️🐆


    CREDITS:

    Extraits films:

    Cat People, Jacques Tourneur, 1942

    I walked with a zombie, Jacques Tourneur, 1943

    The Leopard Man, Jacques Tourneur, 1943

    The Seventh Victim, Mark Robson, 1943

    The bad dans the Beautiful, Vincente Minelli, 1952

    Extrait musique
    Pull Marine, Isabelle Adjani, Mercury Music Group, 1984
    Psycho, Bernard Hermann, 1960


    Épisode 3 - Se lever de bonne heure avec Freddy Krueger

    Épisode 3 - Se lever de bonne heure avec Freddy Krueger

    Aujourd'hui, nous allons parler troubles du sommeil et des moyens que tu peux utiliser pour que le Marchand de Sable devienne ton BFF pour la vie !


    Dans cet épisode, tu trouveras un guide complet “du bien dormir” pour enfin profiter d'un sommeil naturel et réparateur. Le tout, basé sur le film Les griffes de la nuit de Wes Craven (1984).

    Ne te fie pas à la croyance populaire, Freddy Krueger peut nous aider à réparer nos dodos cassés. OK, ses lames de rasoir ne sont pas des plus apaisantes, mais stop aux préjugés!


    Ma méthode, à la fois incroyable et extraordinaire, va te permettre de dormir comme un BÉBÉ loir, sur tes 2 oreilles ET du sommeil du juste.

    C’est une méthode en 5 étapes que j’ai appelée N.A.N.C.Y. et que je suis très heureuse de partager avec toi pour l'épisode 3 de Thérapirama.

    CREDITS:

    Extraits films:

    Les Griffes de la Nuit - Nightmare on Elm Street, Wes Craven, 1984
    Scream, Wes Craven, 1996


    Episode 2 - Ne pas se vexer pour des clopinettes avec Elizabeth Bennet

    Episode 2 - Ne pas se vexer pour des clopinettes avec Elizabeth Bennet

    😡😡 Aujourd'hui, nous allons parler susceptibilité et comment mieux la maîtriser avec le roman Orgueil et Préjugés de Jane Austen.
    Elizabeth Bennet est un personnage incroyablement inspirant pour lutter contre la bouderie et nous apprendre à identifier les circonstances où il est approprié (ou non de se sentir vexé·e ).

    Orgueil et Préjugés nous offre de précieuses leçons pour mieux maîtriser son amour-propre et son hyper-sensibilité.
    Comme par exemple réussir à rester calme quand vous dites non à une demande en mariage et que votre "prétendant" fait semblant de ne pas comprendre.
    Elizabeth Bennet réussit non seulement à ne pas prendre la mouche mais aussi à en rire.

    Cette héroïne m’a inspirée une méthode à la fois incroyable et extraordinaire qui va t'aider à arrêter de te vexer pour des clopinettes.

    C’est une méthode en 5 étapes que j’ai appelée D.A.RC.Y. et que je suis très heureuse de partager avec toi pour l'épisode 2 de Thérapirama.

    Épisode 1 - Garder son sang-froid face aux aléas avec Tony Montana

    Épisode 1 - Garder son sang-froid face aux aléas avec Tony Montana

    Aujourd'hui, nous allons parler gestion du stress avec le film Scarface de Brian de Palma.
    Tony Montana, interprété par Al Pacino, est un personnage incroyablement inspirant pour apprendre à maîtriser son anxiété.

    Il nous offre de précieuses leçons sur la manière d’affronter sereinement les situations délicates,

    Comme par exemple voir un ami se faire découper à la tronçonneuse dans une baignoire, ou constater qu’un collègue se retrouve pendu à un hélicoptère en vol.

    Et il parvient à faire tout cela en gardant une attitude constructive.

    Scarface m’a inspirée une méthode à la fois incroyable et extraordinaire qui va t'aider à conserver ton sang-froid en toutes circonstances.

    C’est une méthode en 5 étapes que j’ai appelée M.I.A.M.I. et que je suis très heureuse de partager avec toi pour ce premier épisode de Thérapirama.

    Bande-annonce

    Bande-annonce

    Je m’appelle Sara Pinesse, je suis master coach certifiée gold et entrepreneuse multi-facettes.
    N’as-tu jamais pensé à réinventer ta vie pour faire rayonner ta lumière intérieure?
    Grâce à mon podcast Thérapirama, je vais te montrer comment les films et les livres peuvent t’aider à libérer ton plein potentiel.
    Stay tuned.

    Episode 11 - All That Heaven Allows de Douglas Sirk - Le Choix du Courage

    Episode 11 - All That Heaven Allows de Douglas Sirk - Le Choix du Courage

    All That Heaven Allows, une histoire d'amour incandescente qui pose la question du bonheur et du choix individuel

     

    Cette semaine, nous explorons All That Heaven Allows, dont le titre français est "Tout Ce Que Le Ciel Permet" de Douglas Sirk, un mélodrame de 1955 avec Rock Hudson, Jane Wyman et Agnes Moorehead. 


    C’est un film où il est question d’arbres chinois, de théière, et de poste de télévision éteint. 

     

    All That Heaven Allows raconte l’histoire d’un amour empêché. Une histoire d’amour entre Ron Kirby, un jeune pépiniériste interprété par Rock Hudson, et une femme plus âgée issue de la bonne société, Cary Scott incarnée par Jane Wyman.
    C’est un film qui a tous les ingrédients du mélodrame : la violence des sentiments avec un amour qui ne rentre pas dans les codes, et la non moins violente réaction à cet amour.
    En l’occurrence dans ce film, les obstacles à cet amour sont la bourgeoisie de cette petite ville provinciale où vivent nos 2 héros. Mais cela ne s’arrête pas là, il y a les amis mais aussi et surtout les propres enfants de l’héroïne. 

    Comme souvent chez Sirk, le mélodrame est un prétexte pour questionner la place de l’individu et de ses choix au sein d’une société inégalitaire, hypocrite et excluante. La société américaine des années 50. 


    Le Choix du Courage  

     

    (ATTENTION CET EPISODE CONTIENT DES SPOILERS)

     
    All That Heaven Allows aborde un grand nombre de thématiques, comme les questions du bonheur, des classes sociales, des liens tourmentés entre individu et société.
    Douglas Sirk sait filmer comme personne le trouble du sentiment amoureux.
    Le tout dans un environnement équivoque et en même temps incroyablement riche sensoriellement et psychiquement : le décor est presque celui d’un conte de fées avec une petite ville ravissante qui semble couler des jours paisibles au gré des saisons. Mais derrière la carte postale, il y a la brutalité du qu’en dira-t-on et des égoïsmes criminels.  


    Le courage se mesure à l’effort fourni pour vaincre la peur 

    Accomplir un acte courageux c’est non pas se débarrasser de la peur mais accepter de vivre avec celle-ci car le but poursuivi est supérieur à la menace qu’il contient.
    Et Cary va courageusement aller à l’encontre du conformisme sociale en souhaitant épouser Ron Kirby. Elle sait qu’elle aura la désapprobation de la bonne société mais le but poursuivi est supérieur à la menace qu’il contient. 

    Mais pourra-t-elle renoncer à tout ce qui a constitué les fondements de son existence? 


    L'individu contre la société 


    Toutes les pressions que va subir Cary, sociales, familiales et même amicales, nous montrent comment se joue la mécanique d’écrasement de la société sur un individu.
    Toute cette pression va finir par atteindre Cary. 

    Au contraire de Ron qui a une tout autre philosophie de vie, il place son bonheur individuel au-dessus de toutes les injonctions sociales.  


    Les sens et l'existence


    All That Heaven Allows est une nourriture de choix pour l’œil et l’esprit du spectateur

    Douglas Sirk place quelques signes qui montrent à quel point ses films, portés par les larmes et la violence des sentiments, sont aussi des œuvres cérébrales, qui peuvent se regarder comme des traités philosophiques. Avec des thèmes forts et toujours actuels, comme les conflits entre individu et société, l'aspiration au bonheur, ou encore la place de l'individu dans la nature. 

     

    CREDITS:

    Extraits films:

    All That Heaven Allows, Douglas Sirk, 1955

    Episode 10 - Notorious d'Alfred Hitchcock - La Suspecte Idéale

    Episode 10 - Notorious d'Alfred Hitchcock - La Suspecte Idéale

    Notorious, une histoire d'amour malade pour l'un des plus beaux films du monde 

     

    Cette semaine, nous explorons Notorious d'Alfred Hitchcock, un thriller de 1946 avec Ingrid Bergman, Cary Grant et Claude Rains.  


    Notorious est un film où il est question de clé, de bouteille de vin et de long, très long baiser.  

     

    Notorious raconte l’histoire d’Alicia Huberman, fille d’un dignitaire allemand, interprétée par Ingrid Bergman qui va rejoindre les services d’espionnage américains pour déjouer un complot nazi au Brésil. Pour cela, elle travaille avec l’espion qui l’a recruté : TR Devlin, interprété par Cary Grant. Et ces deux-là ne vont pas tarder à tomber amoureux l’un de l’autre.

    Sous couvert de thriller et de film d’espionnage, Notorious est avant tout une histoire d’amour.
    Mais une histoire d’amour tordue, malade, pour ne pas dire malsaine comme les aime Alfred Hitchcock. 


    Notorious : La Suspecte Idéale  

     

    (ATTENTION CET EPISODE CONTIENT DES SPOILERS)

     

    Notorious met en scène un triangle amoureux qui dépeint une mécanique où la femme prétendument aimée devient une martyre. 

    Dans Notorious, l'amour est toxique au sens premier du terme et peut mener à la mort.
    Alicia Huberman, jouée par Ingrid Bergman, est la cible de tous les désirs masculins mais aussi de toutes les suspicions. 
    Elle est la suspecte idéale, en tant qu'allemande par son père, en tant que femme et en tant qu'épouse.

    “- Alicia: This is a very strange love affair.  
    - Devlin: Why?
    - Alicia: Maybe the fact that you don't love me.”


    "Le démon de la suspicion"

    Le soupçon est selon la définition du dictionnaire d’Alain Rey, "une conjecture par laquelle on attribue à quelqu’un des actes blâmables, des intentions mauvaises, plus ou moins fondées"(Alain Rey, 2005). 

    Tout est dans le « plus ou moins fondé »

    La suspicion renvoie à un a priori, un savoir invérifiable et donc imparable et comme un ogre, il s’autonourrit d’une défiance sans limite. 

    Quoiqu’elle fasse, Alicia sera toujours suspecte. 

    Malgré tout son courage, toutes ses preuves d’amour, Devlin se méfiera toujours.
    Et il faudra que la mort la frôle littéralement pour qu’enfin il reconnaisse la sincérité d’Alicia.

    Dans le livre d’entretien Hitchcock/Truffaut , celui-ci dit que "La grande réussite de Notorious c’est probablement qu’il atteint au comble de la stylisation et au comble de la simplicité".
    En effet, Notorious, grâce àsa pureté esthétique et son romantisme pervers, continue de nous hanter bien longtemps après l'avoir visionné. 

     

    CREDITS:

    Extraits films:

    Notorious, Alfred Hitchcock, 1946


    Autres extraits :
    Extrait d'un séminaire AFI, 1970

    Extrait de l'émission The Dick Cavett Show, 1972

    Bonus 4 - Dorothy Dandridge : être une actrice noire dans l'âge d'or hollywoodien

    Bonus 4 - Dorothy Dandridge : être une actrice noire dans l'âge d'or hollywoodien

    Dorothy Dandridge : être une actrice noire de l'âge d'or hollywoodien

    Dans le bonus 4 d'Emotion Side Story, je vous propose d'évoquer une des rares actrices noires de l'âge d'or hollywoodien : Dorothy Dandridge.
    Une artiste accomplie, qui chante, danse et joue la comédie dès son plus jeune âge.
    Otto Preminger va lui offrir un de ses plus grands rôles avec Carmen Jones (1954).
    Une interprétation qui lui vaut une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice.
    Une première pour une actrice afro-américaine.
    Cela ne l'empêche pas, comme tous les afro-américains, de subir la racisme et la ségrégation au quotidien. Elle en sera aussi victime dans son travail de chanteuse et d'actrice.
    A l'image de Marilyn Monroe, la dimension tragique de sa vie personnelle va précipiter sa mort. Mais il faut avant tout se rappeler de Dorothy Dandridge pour son incomparable talent d'actice et de chanteuse, elle est une pionnière et a ouvert la voie à toute une génération d'acteurs afro-américains.


    CREDITS:

    Extraits films:

    Carmen Jones, Otto Prmeinger, 1954

    Extrait émission TV

    Dorothy Dandridge "That's All" on the Ed Sullivan Show, March 27, 1960

    Bonus 3 - "Phantom Lady" film noir fondateur

    Bonus 3 - "Phantom Lady" film noir fondateur

    Phantom Lady, un film noir fondateur

    Dans le bonus 3 d'Emotion Side Story, je vous propose d'aborder un film d'aborder un film noir précurseur, audacieux et unique en son genre, le méconnu "Phantom Lady", dont le titre français est "Les mains qui tuent". 

    Nous allons voir que ce film de 1944 réalisé par Robert Siodmak, contient les germes de nombre des spécificités du genre noir avec un mariage entre culture américaine et européenne, une photographie clair-obscure et l'influence des thérories freudiennes. 

    "Phantom Lady" est une odyssée toublante et inquéitante dans la psyché humaine. Et qui a le bon goût de ne pas apporter toutes les réponses. 


    CREDITS:

    Extraits films:

    Phantom Lady, Robert Siodmak, 1944

    Episode 9 - The Big Heat de Fritz Lang - Double-Face Féminin

    Episode 9 - The Big Heat de Fritz Lang - Double-Face Féminin

    The Big Heat, un chef d'oeuvre du film noir aux accents féministes 

     

    Cette semaine, nous explorons The Big Heat de Fritz Lang, un film de 1953 avec Glenn Ford, Gloria Grahame et Lee Marvin. 


    The Big Heat est un film où il est question de cafetière, de duel féminin et de manteau de vison. 

     

    The Big Heat raconte l’histoire d’un policier intègre, Dave Bannion, qui sera victime du syndicat du crime qui règne dans la ville. 

    Ce policier, interprété par Glenn Ford va se venger contre cette organisation criminelle. Il sera aidé en cela par la petite-amie d’un des criminels, Debby Marsh incarnée par Gloria Grahame. 

    The Big Heat est plus qu'un film noir, c'est un chef d’œuvre qui vous fera frissonner et pleurer. 

    C'est une plongée cauchemardesque dans la corruption, le sadisme et le meurtre et pourtant l’espérance va naître à la toute fin du film.  


    The Big Heat : Double-Face féminin  

     

    (ATTENTION CET EPISODE CONTIENT DES SPOILERS)

     

    A l'image de sa scène d'ouverture, The Big Heat est un film qui va à 100 à l'heure, c'est une odysée fulgurante dans les méandre de la noirceur humaine. Une noirceur et une violence extrêmes principalement représentées et produites par les hommes.
    Dans The Big Heat, les deux principaux personnages féminins, Debbie Marsh et Bertha Duncan, tentent de s'émanciper de la tutelle des hommes. Le film nous dépeint deux femmes fortes, qui vont utiliser toutes les ressources à leur disposition pour gagner leur indépendance et se libérer de l’oppression masculine. 


    “I guess a scar isn't so bad, not if it's only on one side. I can always go through life sideways.”
    GLORIA GRAHAME - Debby Marsh


    Debbie Marsh, en se faisant défigurer, se révèle à elle-même : nous assistons à la naissance d'un "Double-Face féminin". Après la femme légère et rigolote, elle va montrer une profondeur et une détermination insoupçonnées pour aider Dave Bannion dans sa quête. 


    "La vengeance est un fruit amer et diabolique."

    Cette citation de Fritz Lang pourrait résumer son film.
    La vengeance va métamorphoser Dave Bannion : de policier intègre et père de famille aimant, il devient quasiment une machine à tuer, que nul ne peut arrêter.  

    Et ce qui est dérangeant dans ce film, c’est que lui, le policier, le représentant de la loi, ressemble de plus en plus aux personnes qu’il est sensé combattre.
    Quand la vengeance surgit, toutes les valeurs, tous les principes éthiques volent en éclat.
    Fritz Lang nous montre ainsi la précarité et l’inconstance de la morale qui ne vaut plus rien en fonction des moments et des circonstances.

    The Big Heat est un chef d'œuvre implacable, parfaitement réglée qui raconte l’histoire d’un dérèglement moral et émotionnel  

     

    CREDITS:

    Extraits films:

    The Big Heat, Fritz Lang, 1953

    Bonus 2 - La Lubitsch Touch

    Bonus 2 - La Lubitsch Touch

    Pourquoi les films d'Ernst Lubitsch nous rendent heureux ? 

    Il semble qu'une des explications se trouve dans cette fameuse petite « touch», une « touch » inégalée dans l'art de faire des films : la « Lubitsch Touch » 

    Dans le bonus 2 d'Emotion Side Story, je vous propose d'aborder la célèbre "Lubitsch Touch".
    Mais de quoi parle-t-on exactement? Et comment se manifeste-t-elle?
    Nous allons voir qu'avec Lubitsch, nous avons affaire au cinéaste qui a porté à son plus ultime degré de sophistication l’art de combiner plaisir visuel et plaisir intellectuel.


    CREDITS:

    Extraits films:

    • Bluebeard’s Eighth Wife, Ernst Lubitsch, 1938
    • Ninotchka, Ernst Lubitsch, 1939
    • The Merry Widow, Ernst Lubitsch, 1934


    Autres extraits: 

    Billy Wilder on the Lubitsch Touch, extrait AFI Harold Lloyd Master Seminar, 1976.

    Bonus 1 - Le Film Gothique Féminin

    Bonus 1 - Le Film Gothique Féminin

    Le "Film Gothique Féminin": une sous-catégorie méconnue du film noir  

    Dans les bonus d'Emotion Side Story, je vous propose d’explorer un genre quelque peu méconnu de l’âge d’or hollywoodien : le "Film Gothique Féminin". 

    Un genre qui a pour caractéristique d’avoir une femme pour héroïne. Une femme piégée dans un univers mystérieux et inquiétant. 

    Le "Film Gothique Féminin" propose une représentation singulière de la femme où elle est tour à tour victime, enquêtrice, et le plus souvent conquérante face à son destin.   


    CREDITS:

    Extraits films:

    Rebecca, Alfred Hitchcock, 1940

    Secret Beyond The Door, Fritz Lang, 1948



    Episode 8 - House By The River de Fritz Lang - La spirale du vice

    Episode 8 - House By The River de Fritz Lang - La spirale du vice

    House By The River,un film d’horreur déguisé en film noir.  

     

    Cette semaine, nous explorons House By The River de Fritz Lang, un film de 1950 avec Louis Hayward, Jane Wyatt et Lee Bowman. 


    House By The River est un film où il est question de fatalité, d’escalier et de sac à bûches. 

     

    House By The River est le récit profondément désespéré d’un criminel et de l’engrenage fatal dans lequel il se piège lui-même et piège aussi ses proches.

    Ce film raconte les conséquences du meurtre commis par Stephen Byrne, un écrivain raté. 

    House By The River nous dépeint avec brio la rapide et implacable dégradation morale du héros, comme si le crime originel, qui peut être vu comme un accident au départ, va révéler la nature profondément maléfique du héros. 

    Fritz Lang a réussi à faire un film horrifique déguisé en film noir. 


    House By The River: la spirale du vice. 

     

    (ATTENTION CET EPISODE CONTIENT DES SPOILERS)

     

    Comme beaucoup de films de Fritz Lang, House By The River traite de la culpabilité, celle-ci est comme une marque indélébile qui poursuit le héros jusqu’au dénouement. 

    La culpabilité est partout, elle suinte dans tous les coins et recoins de la maison conjugale, tant et si bien que la faute tourne en obsession et va déclencher des hallucinations.

    Un film méconnu et sous-évalué de Fritz Lang

     

    House By The River est film de commande, une série B produite par une maison de production de seconde zone et pourtant avec un Fritz Lang aux commandes, nous avons un film extraordinaire en termes de construction et d’esthétique. Une esthétique qui emprunte au gothique et aux films fantastiques des années 30. Et une construction imparable en termes de mise en scène, à l’image de l’idée de fatalité qui traverse tout le film. 

     

    Pour distiller l’horreur, Fritz Lang, va, en grand cinéaste qu’il est, s’appuyer sur l’environnement immédiat des personnages. Et il a l’intelligence d’utiliser 2 principaux espaces et d’exploiter leur potentiel horrifique : la maison et le fleuve.  

     

    House By the River est un film sombre, complexe et qui laisse place au mystère, il fait partie de ces œuvres (pas si nombreuses) qui apportent autant, voire plus de plaisir à chaque visionnage. 

     

    CREDITS:

    Extraits films:

    House By The River, Fritz Lang, 1950

    Fury, Fritz Lang, 1936

    The Big Heat, Fritz Lang, 1953

    Episode 7 - Bluebeard’s Eighth Wife d'Ernst Lubitsch - On peut badiner avec l'amour

    Episode 7 - Bluebeard’s Eighth Wife d'Ernst Lubitsch - On peut badiner avec l'amour

    Bluebeard’s Eighth Wife, ouLa Huitième Femme de Barbe-bleu, un chef d’œuvre de la comédie américaine. 

     

    Cette semaine, nous explorons Bluebeard’s Eighth Wife de mon chouchou Ernst Lubitsch, une comédie de 1938 avec Claudette Colbert, Gary Cooper, David Niven et Edward Everett Horton. 

     

    Bluebeard’s Eighth Wife est une romance burlesque, pleine de légèreté et de fantaisie. Mais c’est aussi un récit subversif sur les liens inextricables qu’entretiennent l’amour et l’argent.  

    Ce film raconte l’histoire d’amour entre Nicole de Loiselle, interprétée par Claudette Colbert, et Michael Brandon joué par Gary Cooper. 

    Nicole va se donner pour mission de rendre la vie impossible à son mari Michael en le mettant dans un état de frustration sentimentale et sexuelle. 

     

    Bluebeard’s Eighth Wife: on peut badiner avec l’amour. 

     

    (ATTENTION CET EPISODE CONTIENT DES SPOILERS)

     

    BlueBeard’s Eighth Wifeest un chef d’œuvre de la comédie américaine injustement sous-évalué. Le film aborde avec une inventivité extraordinaire, dans la mise en scène et dans le scenario, les sujets les plus sensibles, à savoir le sexe, l’argent et même la politique. 

    Le talent inégalé de Lubitsch est de nous dépeindre avec beaucoup d’humour et de finesse la trivialité du genre humain. Surtout dans le domaine de l’amour. Le tout sans juger ses personnages. 

    Pour ce film, il s’est entouré de deux talents qui vont devenir à leur tour des génies de la comédie : les scénaristes Charles Brackett et surtout Billy Wilder, qui deviendra lui-même, dans quelques années à peine, un immense cinéaste. 

     

    Bluebeard’s Eighth Wifeest un film où il est question de la Tchécoslovaquie, d’oignons et de choix de pyjama. 

     

    Comment ce film, fabriqué il y a plus de 80 ans, peut-il atteindre l’exploit d’aborder frontalement sadomasochisme et féminisme tout en étant léger et joyeux ?  

     

    CREDITS:

    Extraits films: 

    Bluebeard’s Eighth Wife, Ernst Lubitsch, 1938

     

    Épisode 6 - Leave Her To Heaven de John M. Stahl - Échec de l'emprise

    Épisode 6 - Leave Her To Heaven de John M. Stahl - Échec de l'emprise

    Leave Her To Heaven, ou Péché Mortel en français, un film d’une noirceur flamboyante

     

    Cette semaine, nous explorons Leave Her To Heavende John M. Stahl, un film noir de 1945 avec Gene Tierney, Cornel Wilde et Jeanne Crain. 

     

    Leave Her To Heaven est un film noir singulier, notamment car il contient cette combinaison entre le fond : une histoire horrifique et dérangeante associée à un formalisme étincelant, cet incroyable technicolor qui va contribuer à rendre ce film presque hypnotique.


    Ce film est aussi une ode à la beauté extraordinaire de Gene Tierney, une actrice mythique et muse de beaucoup de cinéphiles. 


    Nous allons voir que Gene Tierney  a beaucoup plus d’aspérités que ce que laisse deviner la façade éclatante de son physique.

     

    Leave Her To Heaven, une tentative d’emprise vouée à l’échec. 

     

    [ATTENTION CET EPISODE CONTIENT DES SPOILERS]

     

    Le film Leave Her To Heaven dépeint admirablement un processus de destruction, il montre comment un système amoureux dysfonctionnel peut mener à un anéantissement presque total. 

     

    Leave Her To Heaven est un film où il est question de roman de gare, de balade en bateau, et de Far West. 

     

    Pourquoi ce film nous trouble toujours autant plus de 80 ans après sa sortie ?
    Comment ce film arrive à nous dépeindre une des méchantes les plus terrifiantes du cinéma américain ?  

     

    CREDITS:

    Extraits films:

    Leave Her To Heaven, John M. Stahl, 1945

    Laura, Otto Preminger, 1944

    The Shangai Gesture, Joseph Von Sternberg, 1941

    Episode 5 - The Apartment de Billy Wilder - Renvoi d'ascenseur

    Episode 5 - The Apartment de Billy Wilder - Renvoi d'ascenseur

    Billy Wilder, un géant d’Hollywood

     

    Cette semaine, nous explorons The Apartment de Billy Wilder, une comédie américaine de 1960 avec Jack Lemmon, Shirley MacLaine, et Fred MacMurray

     

    Billy Wilder est l’un des rares cinéastes à avoir réalisé des chefs d’œuvre dans presque tous les registres : il a révolutionné le genre noir avec Double Indemnity,Assurance sur la Mort en français (1944). 

    On ne peut pas ne pas évoquer Sunset Boulevard, Boulevard du Crepuscule (1950), un autre chef d’œuvre sur le déclin d’Hollywood à une époque où Hollywood n’a jamais été aussi puissant. Un film visionnaire. 

    Et bien sûr ses comédies avec Marilyn Monroe ou Jack Lemmon, entre autres. 

    Des œuvres très différentes mais qui nous parlent de sa vision de l’existence.  
    Une vision qui se veut lucide et qui ne dissimule pas les aspects sordides de l’humanité.

     

    Bien que différent d’Ernst Lubitsch, le parcours de Billy Wilder le place dans la droite ligne de son mentor, notamment dans la croyance en ce principe absolu : miser sur l’intelligence du spectateur.

     

     

    The Apartment, un chef d’œuvre doux-amer 

     

    (ATTENTION CET EPISODE CONTIENT DES SPOILERS)

     

    L’expression doux-amer n’a jamais aussi bien convenu à un film. 

    The Apartment est une comédie tragique qui conjugue avec justesse légèreté et noirceur. 

    Un dosage miraculeux. 

     

    The Apartment est un film où il est question de raquettes de tennis, de gin rami et de renvoi d’ascenseur. 

     

    A quelle émotion renvoie ce film ? Qu’est ce qui le rend unique ? Et en quoi nous montre-t-il qu’il n’est jamais trop tard pour devenir un mensch ?

     

    CREDITS:

    Extraits films: 

    The Apartment, Billy Wilder, 1960

    Ninotchka, Ernst Lubitsch, 1939

    Double Indemnity, Billy Wilder, 1944

    To be or not to be, Ernst Lubitsch, 1942

    Autres extraits: 

    Billy Wilder on the Lubitsch Touch, extrait AFI Harold Lloyd Master Seminar, 1976.

    Episode 4 - The Bigamist d'ida Lupino - Le salaud sympathique

    Episode 4 - The Bigamist d'ida Lupino - Le salaud sympathique

    Ida Lupino, une artiste prodige à Hollywood

    Ida Lupino est à part dans le paysage hollywoodien classique.
    D'abord parce que c'est une femme. Ensuite parce qu'elle est une actrice à l'origine. 

    Grâce à sa farouche volonté d'indépendance, elle devient productrice et réalisatrice. 

    Elle va réaliser des films subtiles, ancrés dans la réalité sociale de son époque.

    Cette semaine, nous explorons son film The Bigamist, Bigamie en français, film de 1953 avec Joan Fontaine, Edmond O’Brien et Ida Lupino. 


    Le titre The bigamist est en soi assez explicite mais ce film va tâcher de nous démontrer que derrière ce terme se cache autre chose. 

    Il va nous révéler qu’un homme menteur, lâche et infidèle n’est peut-être pas le salaud que l’on imagine.
    The Bigamist est un film où il est question de restaurants chinois, de maisons de stars et de rues en pente. 


    A quelle émotion renvoie ce film ? Qu’est ce qui le rend unique ? Et pourquoi illustre-t-il parfaitement l'expression "l'enfer est pavé de bonnes intentions"? 


    CREDITS: 


    Extraits films : 


    The Bigamist, Ida Lupino, 1953

    The Sea Wolf, Michael Curtiz, 1941

    They drive by night, Raoul Walsh, 1940

    Road House, Jean Negulesco, 1948

    Not wanted, Ida Lupino, 1949

    Outrage, Ida Lupino, 1950

    Never Fear, Ida Lupino, 1949

    To be or not to be, Ernst Lubitsch, 1942


    Autres extraits : 


    Dr Cassandra, televison series Batman, 1967



    Épisode 3 – Laura d’Otto Preminger – La douceur qui fascine et le plaisir qui tue

    Épisode 3 – Laura d’Otto Preminger – La douceur qui fascine et le plaisir qui tue

    Laura est un totem de la cinéphilie mondiale. 

    Tout bon·ne passionné·e de cinéma se doit de l'avoir vu. 

    Mais au-delà de cette charge cinéphilique, parfois pesante, Laura est un film ensorcelant qui marque le spectateur pendant longtemps. 


    [ATTENTION CET EPISODE CONTIENT DES SPOILERS]

    Cette semaine, nous explorons doncLaura,un film noir américain de 1944 avec Gene Tierney, Dana Andrews, et Clifton Webb. 

    Otto Preminger en est le réalisateur. 

    Cet immense cinéaste, qui ne déteste pas la controverse, s’est attaqué avec brio à beaucoup de genres cinématographiques : mélodrames, westerns, fresques historiques, films judiciaires…

    Avec Laura, il a contribué à bâtir les fondations du film noir avec une mise en scène hypnotique, une structure narrative originale et une atmosphère qui laisse toute la place à l’ambiguïté. 

     

    Laura est un film où il est question de tableau, de pendule, et de mort-vivant.

    Entre rêve et réalité, entre image et personne, que représente vraiment Laura ? 

    Quelles émotions déclenche-t-elle dans son entourage ?  

    Et pourquoi Laura nous captive toujours autant encore aujourd’hui ? 

     

    Le titre de l’épisode est tiré du poème de Charles Baudelaire À une passante

     

    CREDITS:

    Extraits films:

    Laura, Otto Preminger, 1944

    Where the Sidewalk Ends, Otto Preminger, 1950

    Bonjour Tristesse, film Otto Preminger, 1958

    Angel Face, film Otto Preminger, 1952

    River of no Return, film Otto Preminger, 1954

    Forever Amber, film Otto Preminger, 1947

    Carmen Jones, film Otto Preminger, 1954

    Anatomy of a murder, film Otto Preminger, 1959

    The Big Heat, Fritz Lang, 1953

    The Big Sleep, Howard Hawks, 1946

    Out of the Past, Jacques Tourneur, 1947

     

    Autres extraits:

    Excerpt of screenwriter Dalton Trumbo's testimony before HUAC, October 1947 

    Mister Freeze, television series Batman, 1967